
Un communiqué de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité) du 22 septembre 2026, où est de nouveau démontré que la transparence n’existe toujours pas sur la gestion des déchets radioactifs.
À Romans-sur-Isère (Drôme), Framatome fabrique notamment des combustibles nucléaires. L’usine est censée séparer les déchets radioactifs, destinés à des sites spécifiques gérés par l’ANDRA, des autres déchets, destinés à des filières n’acceptant pas de radioactivité.
Et pourtant, cet été, quatre filtres “contenant de la matière nucléaire”, se sont retrouvés mélangés avec les déchets non radioactifs. “Le prestataire en charge du transfert des déchets nucléaires n’étant pas joignable, les opérateurs ont fait appel à la filière conventionnelle” et les filtres ont été insérés dans un compacteur à déchets banals. Ce n’est qu’à la sortie du site que, le 26 août 2026, le portique de contrôle de la radioactivité a détecté un problème sur le conteneur avant son départ.
On ne peut que s’interroger sur la succession de défaillances ayant conduit à cet écart, sur le calendrier et sur le manque de transparence de Framatome. Il a fallu attendre 16 jours pour que le public soit informé de l’incident par l’exploitant, et encore 6 jours pour que le mot radioactivité soit prononcé, dans l’avis d’incident mis en ligne par l’ASNR. Dans son communiqué du 11 septembre, Framatome se contentait d’évoquer des déchets relevant d’une autre filière que celle des déchets conventionnels.
La CRIIRAD attend les réponses de l’exploitant quant aux niveaux de radioactivité des filtres et aux doses subies par le personnel.
Mots-clefs : déchets, nucléaire, risques majeurs
